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Histoire du CBD en 10 dates clés : de la Chine antique à aujourd’hui

Sep 4, 2026 | CBD, Conseils CBD

Le CBD a débarqué dans votre vie il y a trois ou quatre ans, entre une huile « détente » et une infusion du soir ? Normal : le cannabidiol a l’air tout neuf. Sauf que derrière ce sigle très 2020 se cache une plante qui accompagne l’humanité depuis plus de 5 000 ans, une poignée de chimistes obstinés et quelques décisions de justice qui ont changé la donne en France. Voici l’histoire du CBD en 10 dates clés, racontée sans jargon et sans langue de bois, façon Kingston CBD.

Antiquité : le chanvre, colocataire des premières civilisations

Date n°1 — vers 2700 av. J.-C. : le chanvre entre dans la pharmacopée chinoise. La tradition attribue à l’empereur Shennong, figure mythique de la médecine chinoise, le premier grand traité des plantes, le Pen Ts’ao Ching. Le texte que nous connaissons a été compilé bien plus tard, mais il consacre déjà le « ma », c’est-à-dire le chanvre, comme une plante à part : ses graines nourrissent, ses fibres habillent et cordent, et ses sommités intriguent déjà les guérisseurs.

Avant les molécules, ce sont les fibres qui font la fortune du chanvre : des fragments de tissus et de cordages vieux de plusieurs millénaires ont été retrouvés en Asie. La plante voyage ensuite le long des routes commerciales, jusqu’en Inde, en Perse, en Égypte, puis autour de la Méditerranée. Hérodote lui-même raconte, au Ve siècle av. J.-C., les bains de vapeur de chanvre des Scythes, sans préciser si ces derniers avaient déjà inventé le concept de « pause bien-être ».

De Rabelais à Baudelaire : la France, pays du chanvre

Date n°2 — 1546 : Rabelais chante le « Pantagruelion ». Dans le Tiers Livre, l’auteur de Gargantua consacre plusieurs chapitres entiers à une herbe merveilleuse baptisée Pantagruelion, dont il décrit la culture, les usages et les vertus avec une gourmandise très rabelaisienne. Les botanistes sont formels : il s’agit du chanvre. Logique : à cette époque, la France est l’une des grandes puissances du chanvre européen.

Cordages, voiles, toiles, papier, huile de lampe : la marine à voile, en particulier, dévore des quantités astronomiques de fibre. Au milieu du XIXe siècle, la France cultive plus de 100 000 hectares de chanvre, et les « chènevières » ont laissé leur nom à des centaines de lieux-dits dans nos campagnes. Et cette culture n’a jamais totalement disparu : la France reste aujourd’hui le premier producteur européen de chanvre.

Date n°3 — 1844 : le Club des Hashischins ouvre ses portes à Paris. À l’hôtel de Lauzun, sur l’île Saint-Louis, le psychiatre Jacques-Joseph Moreau de Tours réunit Théophile Gautier, Baudelaire, Nerval ou encore Delacroix pour explorer, très sérieusement (et parfois moins), les effets du haschich. Quelques années plus tôt, en 1839, le médecin irlandais William O’Shaughnessy, de retour d’Inde, avait introduit le cannabis dans la médecine occidentale. Le XIXe siècle observe, décrit, s’enthousiasme… sans savoir ce qu’il y a dans la plante.

1940-1992 : le CBD trouve un nom, une structure et un système

Date n°4 — 1940 : Roger Adams isole le cannabidiol. Dans son laboratoire de l’université de l’Illinois, le chimiste américain extrait pour la première fois le CBD à partir de chanvre sauvage du Minnesota. Le composé a désormais un nom, mais sa structure exacte reste floue et on le prend pour une curiosité sans grand intérêt. Il faudra attendre plus de vingt ans.

Date n°5 — 1963 : Raphael Mechoulam décrit la structure du CBD. Le chimiste israélien, futur « père de la recherche sur les cannabinoïdes », élucide la structure complète du cannabidiol, puis, l’année suivante avec Yechiel Gaoni, isole et caractérise le THC. Pour la première fois, la science peut distinguer clairement les deux molécules : l’une est psychotrope, l’autre ne l’est pas. Toute l’histoire moderne du CBD découle de cette distinction.

Date n°6 — 1988-1992 : la découverte du système endocannabinoïde. Des chercheurs identifient d’abord un récepteur spécifique aux cannabinoïdes dans le cerveau (CB1, en 1988), puis un second, surtout présent dans le système immunitaire (CB2, en 1993). Entre les deux, en 1992, l’équipe de Mechoulam découvre l’anandamide, une molécule fabriquée par notre propre organisme qui se fixe sur ces récepteurs. Autrement dit : le corps humain possède son propre réseau de signalisation « cannabinoïde », impliqué dans la régulation de l’humeur, du sommeil ou de l’appétit. C’est avec ce système que le CBD semble interagir, ce qui intrigue les chercheurs, même si beaucoup de questions restent ouvertes.

1961-2018 : de la prohibition au retour en grâce

Ironie de l’histoire : au moment même où la chimie commence à comprendre la plante, le droit la range au placard. En 1961, la Convention unique sur les stupéfiants des Nations unies classe le cannabis parmi les substances les plus contrôlées, sans distinction entre ses molécules. Pendant un demi-siècle, la recherche avance au ralenti et le chanvre, coupable par association, recule dans les campagnes.

Date n°7 — 2013 : Charlotte Figi et le déclic médiatique. L’histoire d’une petite fille du Colorado atteinte d’une forme sévère d’épilepsie, dont les parents ont recours à un extrait riche en CBD, est racontée dans un documentaire de CNN. L’effet est immédiat : le grand public découvre qu’il existe un cannabinoïde non psychotrope, et le mot « CBD » sort des laboratoires pour entrer dans les conversations. Un cas individuel ne vaut pas preuve scientifique, mais il ouvre une décennie de recherches et d’engouement.

Date n°8 — 2018 : l’année où tout s’accélère. En juin, l’agence américaine du médicament (FDA) approuve l’Epidiolex, premier médicament à base de CBD purifié, réservé sur ordonnance à deux formes rares d’épilepsie. Quelques mois plus tôt, l’Organisation mondiale de la santé avait conclu que le CBD ne présentait pas de potentiel d’abus ni de dépendance. En décembre, le Farm Bill américain légalise la culture du chanvre à moins de 0,3 % de THC. Précision utile : un médicament sur ordonnance et un produit bien-être n’ont ni la même dose, ni le même cadre. Le CBD que vous trouvez en boutique n’est pas un médicament, et il ne remplace jamais un avis médical.

2020-2022 : l’Europe puis la France disent oui

Date n°9 — 19 novembre 2020 : l’arrêt Kanavape. Saisie à propos d’une petite entreprise française qui commercialisait un vaporisateur au CBD issu de chanvre tchèque, la Cour de justice de l’Union européenne tranche : le CBD n’est pas un stupéfiant, et un État membre ne peut pas interdire la commercialisation d’un CBD légalement produit dans un autre pays de l’Union. Deux semaines plus tard, l’ONU retire le cannabis du tableau IV de la Convention de 1961, celui des substances jugées les plus dangereuses. Le vent tourne, et il tourne vite.

Date n°10 — 29 décembre 2022 : le Conseil d’État libère la fleur. Fin 2021, un arrêté autorise en France la culture et l’exploitation du chanvre à 0,3 % de THC maximum… tout en interdisant la vente des fleurs et feuilles brutes aux consommateurs. Les professionnels contestent, le Conseil d’État suspend l’interdiction dès janvier 2022, puis l’annule définitivement le 29 décembre 2022. Depuis, fleurs, résines, huiles et infusions de CBD sont vendues légalement en France, à condition de respecter la limite de THC et de ne pas leur prêter de vertus thérapeutiques. C’est dans ce cadre que Kingston CBD a développé ses 8 boutiques en France, avec une idée simple : proposer des produits premium, analysés et traçables, à des clients qui savent ce qu’ils achètent.

5 000 ans plus tard : à vous d’écrire la suite

Récapitulons, pour les pressés :

  • Vers 2700 av. J.-C. — le chanvre entre dans la pharmacopée chinoise
  • 1546 — Rabelais célèbre le Pantagruelion
  • 1844 — le Club des Hashischins se réunit à Paris
  • 1940 — Roger Adams isole le CBD
  • 1963 — Raphael Mechoulam en décrit la structure
  • 1988-1992 — découverte du système endocannabinoïde
  • 2013 — le CBD entre dans le débat public
  • 2018 — premier médicament au CBD approuvé aux États-Unis, chanvre légalisé
  • 2020 — arrêt Kanavape : le CBD n’est pas un stupéfiant
  • 2022 — le Conseil d’État autorise la vente des fleurs de CBD en France

Une plante domestiquée en Chine, adorée par Rabelais, testée par Baudelaire, décortiquée par Adams et Mechoulam, bannie pendant cinquante ans, puis réhabilitée par la science et par les juges européens : l’histoire du CBD n’est pas celle d’une mode, mais celle d’une longue redécouverte. Celle d’un compagnon végétal que l’on avait oublié, et que l’on apprend aujourd’hui à consommer avec discernement.

Le prochain chapitre s’écrit en ce moment, dans les laboratoires, dans les textes européens en préparation et dans votre quotidien. Selon certaines études, le CBD peut aider à accompagner les moments de relaxation, le rythme du sommeil ou la récupération après l’effort, sans promesse miracle ni effet planant. À vous de trouver le format qui vous correspond : une fleur à l’ancienne, une huile sublinguale, une infusion du soir ou une résine pour les puristes.

Envie de découvrir la version 2026 de cette histoire millénaire ? Passez la porte d’une boutique Kingston CBD ou explorez notre sélection en ligne : nos équipes vous aident à trouver le produit adapté à votre rythme. Le chanvre a attendu 5 000 ans pour revenir ; vous, vous n’avez plus que quelques clics.

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